10.05.2009

Numéro 6

La reprise des cours, la fac, cette institution.

De prime abord, plusieurs constats s'imposent :
* Mes low-boots, plutôt low-cost qu'autre chose, ne sont pas imperméables.
* Huit heure moins dix, n'est pas égal à 8h50.
* Un parapluie mouillé, même dans sa petite pochette, endommage votre sac et ce qu'il contient.
* Il est préférable d'être maigre pour s'asseoir sur les bancs des amphis.

Liste des choses à faire avant demain :
* Imperméabiliser mes boots.
* Apprendre à lire l'heure.
* Acheter un nouveau parapluie.
* Perdre 20kg.

Place au récit de mes aventures en ce moche matin pluvieux de lundi 5 octobre. Mon portable ne me réveille pas à l'heure, ce sont les gamins dans la rue qui me tirent de mon lit. Déja 20 minutes de retard sur le planning que je m'étais accordé. Je me dépèche de faire un shampooing, alors que j'ai horreur de me dépécher de faire un shampooing. Et mon diffuseur de chaleur, maladroitement scotché à mon sèche cheveux, se détache au moment critique (l'arrière de la tête). Je suis finalement dans les temps. Parapluie (paix à son âme) au dessus de la tête je m'engouffre dans le métro et ressors 20minutes plus tard sur l'autre rive, enfile le boulevard pour finalement me retrouvée à l'endroit où je dois avoir mon premier cours. La file d'étudiant m'indique que je suis au bon endroit, mais alors se pose la question existencielle du matin : "Est ce qu'ils sont bien là pour le cours d'anglais de 10h ?"
On rentre, prend place dans l'amphi. Hasard du destin, j'me retrouve à côté d'une ressortissante de l'Union des Prépas. le cours commence, certains mots se gravent dans ma tête : " Les citations d'oeuvres dans les devoirs ne sont en aucun cas obligatoires." Bouche bée.
11h, il est temps de se mettre à la recherche de l'auutre amphi dans lequel je dois assister au cours de Rhétorique et Stylistique... 11h15, je trouve l'amphi. Plein à craquer. Plus de place nullepart, si ce n'est dans les travées, A MEME LE SOL. Merci à l'âme charitable qui m'a fait une place. 2h plus tard, le postérieur en compote, mais heureuse d'avoir pendant 2h entendu jargonner à propos de philologie, dialectique et autre elocutio, je ressors de la fac. File vers le métro, sans parapluie, que j'ai oublié dans le premier amphi, ou plutôt que j'ai PERDU.
ET LA, C'EST LE DRAME.
Je manque de mourir sur le boulevard Saint Germain (noté la toute la poésie de l'endroit), renversée par une nana en scooter, qui derrière le camion qui me laissait traverser, ne m'avait pas calculée. Ce n'est pas moi qui fini renversée, mais elle, au ralenti, qui vient gentiment coller sa figure à l'asphalte trempé.
Je rentre sur cet entre faits, la pluie tombe toujours, mes pieds baignent à présent dans mes chaussures, mes cheveux lavés le matin, dégoulinent.
Il me reste quelques progrès à faire.

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