Nouvelles d'une normande perdue en "ville".
La vie à Paris s'organise. La routine s'installe. Le lundi, je baby sit, le mardi, je ne vois pas l'jour, le mercredi je danse, le jeudi, je dors le matin, le vendredi, je bosse à la bibli.
Première exeption : jeudi soir, Le Ruban Blanc, au Cinéma des Cinéastes, avenue de Clichy.
Je partais avec un a priori : je trouve les film palmés à Cannes, trop politiquement correct, pas assez ... innovants. Je m'attendais donc à un film plat, dont les couleurs absentes ne pourraient même pas en relever la saveur. Finalement, même si les 2h30 de pélicule se ressentent malgré tout, le film est loin d'être mauvais. Mais je ne suis pas encore assez adepte du cinéma conceptuel pour apprécier le film à sa juste valeur : les fins en queue de poisson m'insuportent. Alors clairement, c'est un film naturaliste. Il n'y a pas d'histoire, ou du moins, pas d'histoire résolue. Plutot peinture des moeurs d'un temps passé, dans un village d'un régime politique passé, les incidents se multiplient. Incidents violents physiquement et surtout moralement, d'un point de vue rétrospectif. L'intrigue et l'espace oppressent, à la manière des romans d'Agatha Christie et de leur principe fondamental : "L'assassin est parmi nous." Le film n'excuse en rien l'émergence du totalitarisme en Allemagne, il en met juste à jour les ressorts. Le totalitarisme en 1913, était inscrit dans toutes les consciences.
Seconde exeption : Evénement majeur à la Sorbonne, vendredi.
Je sors de mon cours à 11h, et quelle ne fut pas ma surprise, une fois dans la rue Cousin, d'assister à un déploiement phénoménal de forces de l'ordre : mais qu'est ce qui leur prend d'un coup, à nous interdire de traverser la rue dans un sens mais pas dans l'autre ? Evidemment, je l'ai appris si tôt les infos allumées : les présidents étaient à la Sorbonne, pour je ne sais plus quelle action de la fondation Chirac. D'où ces manoeuvres de haute protection des deux hommes ... Et alors ? Kamel Ouali, que j'ai croisé dans la rue, il n'avait même pas de garde du corps ...
Troisième et dernière exeption : les bibliothèques parisiennes sont surpeuplées.
C'est tout simplement indamissible. J'ai passé mon samedi après-midi à courir les places libres dans les bibliothèques au lieu de travailler dans une bibliothèque. Une après-midi de perdue dans le métro, parcouru dans tous les sens. Pour la peine, la BNF est VRAIMENT affreuse.
11.08.2009
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