10.29.2009

Numéro 10

Decouflé au Crazy Horse.
Promotion du show dans les vitrines du Printemps Haussman.
La plus grande arnaque du siècle.

21h, les danseuses du Crazy Horse font leur show dans les vitrines du Printemps annonçait la grande affiche sur les vitrines du magasin... Jeudi 29, 20h54, une foule compacte se presse devant l'unique vitrine où doit avoir lieu le show prévu. Naïvement, je croyais qu'il n'y aurait très peu de monde, qui s'interesse à Decouflé et sa nouvelle création ? Et bien manifestement, une bonne 150aine de personnes ! Alors à 20h54, je me retrouve coincée entre une asiatique et la vitre latérale de l'abri bus (non, je n'ai absolument rien contre... les vitres des abris bus). 21h, le show commence. Ponctuelles les danseuses.

J'arrive difficilement à me hisser sur le banc de l'abri bus, enfin, à hisser la jambe gauche, à me cramponner de toutes les forces de mon bras gauche au panneau indicateur digital, et de la main droite à me maintenir plus ou moins droite en m'appuyant sur la dite vitre latérale.

Je distingue donc les jolies têtes chapeautées de coiffes de gardes british des danseuses, et quelques demi douzaine de paires de seins. Ma position rocampolesque ne me permet pas de voir ce qui se passe plus bas, par conséquent, je ne distingue pas le mouvement des jambes, mais seulement le sursaut des poitrines. Les danseuses executent quelques demi-tour et changements de lignes, et au bout de quelques minutes de (semi) show, la grille métallique se referme. Sans préambule. Clac.

A ce "prix" là, heureusement que j'ai reçu le pass navigo, j'aurais eu mal aux fesses de raquer 2 tickets de métro pour quelques secondes, même pas chorégraphiques, sans plumes postérieures ni string à paillettes de danse, même signée Decouflé !

10.16.2009

Numéro 9


Ma lecture métropolitaine du moment : L'Open Space m'a tuer

Un tout petit livre aux chapitres minuscules traitant de cette ambiance si particulière qu'il fait dans les open-spaces de différentes entreprises. Ce genre d'endroits que l'on voit dans les récentes productions cinématographiques américaines en se disant : Plus tard, je serais consultant dans ce genre d'endroit, so 2009. Ces endroits sont le théâtre des pires aspects de la modernité "cadristiques" au travail. Basée sur le principe de l'auto-management, les employés, enfermés dans une salle totalement ouverte aux autres sont continuellement soumis à leurs regards, seuls juges de leur travail, de leur façon d'être au boulot.

Peut être considéré comme la version pratico-moderne, composée de saynettes cruelles, drôles mais toujours inspirés de faits réels, de Huis Clos où "l'enfer, c'est les autres".

10.13.2009

Numéro 8

Entendu au cours de Rhétorique ...
"Frederic Mitterrand, dans son propre plaidoyer concernant son livre La Mauvaise vie se permet une citation originale de Gide, à savoir :
"On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments."
Maintenant, sachez que Gide était un pédophile confirmé et qu'il passait la plupart de son temps à vanter les plaisirs du tourisme sexuel. "

10.11.2009

Numéro 7

Et voilà déja une semaine que je me languis sur les strapontins du métro parisien (ou dans les fauteuil en plein Montmartre, oui messieurs, dames).


Ce week end, la fête des vendanges battait son plein (notez comme l'expression perd de sa force dès lors qu'on la conjugue à un autre temps que le présent) sur les versants de la butte Montmartre. Laissant de côté les dégustations (j'aime pas le vin, plutot, pas encore), je me faufile parmi les badauds de la place Joffrin pour assister au début du défilé des "Confréries". Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant qu'une de ces confréries, spécialisées donc dans le traitement du raisin, de la cueillette à la mise en bouteille, venait de Cherbourg-Octeville ! Il me reste encore tellement de choses à apprendre.
Après les discours des élus, le maire du XVIIIeme, les bonnes figures des "Je suis obligé d'être ici, je suis le maire de Paris" ou de "Je suis obligée d'être ici, je chante "Mon coeur mon amour", mais me voila marraine des vendanges de Montmartre", le défilé se met en branle. Cortège de confréries, mais aussi de fanfarres, d'ensemble de percussionistes, et à la surprise de tous, de vénitiens ! Je n'ai d'ailleurs toujours pas compris le lien qu'il pouvait exister entre ces personnes masquées, enfouis sous l'organza et le tafetas et la vigne parisienne, que quelqu'un m'éclaire.
On gravit donc la butte, par le versant moins touristique de derrière, oubliant de ce fait que l'on se trouve à Paris, sur Montmartre qui plus est. Au détour d'une rue du versant nord, on se retrouve face à face à la vigne de Montmartre, parcelle ridicule, grande comme un jardin, où l'on récolte donc le fameux raisin, qui une fois en bouteille coûtera un bras. Peu importe, le coin est joli. On est loin des grands boulevards, du parvis de Beaubourg ou du quartier latin. La joyeuse fête populaire continue son chemin au rythme des tambours, passe non loin de la place du Tertre pour redescendre devant le Moulin de la Galette et se terminée sur la place des Abbesses.

J'abandonne le cortège, tiraillée entre le désir de voir le défilé jusqu'au bout et celui de remplir mon estomac qui crie famine (Famiiiine !) depuis la rue Lamarck. On avale une omelette sur la place du Tertre, les rats auraient pu nous offrir un verre de vin vu les circonstances, même si je n'aime pas encore ça, c'est l'intention qui compte.

Dimanche aprem', je parcours rapidement le quai de la Loire où se tiennent les Puces du Design. De toutes façons je n'ai pas les moyens de me payer des chaises de jardin en plastique à 4chiffres. Et surtout, je n'en ai pas besoin.
Maintenant, le problème avec le vintage, c'est que c'est tellement tendance que c'est cher, par conséquent, ce n'est plus vintage. Le vintage n'est pas vintage, quand le comprendrez vous ?
Dépitée par les prix des Puces du quai de la Loire, direction les Puces de Clignancourt, nettement plus abordables. Mais je ni besoin d'une paire de Converses, ni d'un sweet Franklin & Marshall et encore moins d'un panier pour chien en cuir du Maroc.
Mais merci quand même pour la ballade dominicale.

10.05.2009

Numéro 6

La reprise des cours, la fac, cette institution.

De prime abord, plusieurs constats s'imposent :
* Mes low-boots, plutôt low-cost qu'autre chose, ne sont pas imperméables.
* Huit heure moins dix, n'est pas égal à 8h50.
* Un parapluie mouillé, même dans sa petite pochette, endommage votre sac et ce qu'il contient.
* Il est préférable d'être maigre pour s'asseoir sur les bancs des amphis.

Liste des choses à faire avant demain :
* Imperméabiliser mes boots.
* Apprendre à lire l'heure.
* Acheter un nouveau parapluie.
* Perdre 20kg.

Place au récit de mes aventures en ce moche matin pluvieux de lundi 5 octobre. Mon portable ne me réveille pas à l'heure, ce sont les gamins dans la rue qui me tirent de mon lit. Déja 20 minutes de retard sur le planning que je m'étais accordé. Je me dépèche de faire un shampooing, alors que j'ai horreur de me dépécher de faire un shampooing. Et mon diffuseur de chaleur, maladroitement scotché à mon sèche cheveux, se détache au moment critique (l'arrière de la tête). Je suis finalement dans les temps. Parapluie (paix à son âme) au dessus de la tête je m'engouffre dans le métro et ressors 20minutes plus tard sur l'autre rive, enfile le boulevard pour finalement me retrouvée à l'endroit où je dois avoir mon premier cours. La file d'étudiant m'indique que je suis au bon endroit, mais alors se pose la question existencielle du matin : "Est ce qu'ils sont bien là pour le cours d'anglais de 10h ?"
On rentre, prend place dans l'amphi. Hasard du destin, j'me retrouve à côté d'une ressortissante de l'Union des Prépas. le cours commence, certains mots se gravent dans ma tête : " Les citations d'oeuvres dans les devoirs ne sont en aucun cas obligatoires." Bouche bée.
11h, il est temps de se mettre à la recherche de l'auutre amphi dans lequel je dois assister au cours de Rhétorique et Stylistique... 11h15, je trouve l'amphi. Plein à craquer. Plus de place nullepart, si ce n'est dans les travées, A MEME LE SOL. Merci à l'âme charitable qui m'a fait une place. 2h plus tard, le postérieur en compote, mais heureuse d'avoir pendant 2h entendu jargonner à propos de philologie, dialectique et autre elocutio, je ressors de la fac. File vers le métro, sans parapluie, que j'ai oublié dans le premier amphi, ou plutôt que j'ai PERDU.
ET LA, C'EST LE DRAME.
Je manque de mourir sur le boulevard Saint Germain (noté la toute la poésie de l'endroit), renversée par une nana en scooter, qui derrière le camion qui me laissait traverser, ne m'avait pas calculée. Ce n'est pas moi qui fini renversée, mais elle, au ralenti, qui vient gentiment coller sa figure à l'asphalte trempé.
Je rentre sur cet entre faits, la pluie tombe toujours, mes pieds baignent à présent dans mes chaussures, mes cheveux lavés le matin, dégoulinent.
Il me reste quelques progrès à faire.

10.02.2009

Numéro 5


J'ai testé pour vous : La séance de maquillage chez Sephora.


Ayant rendez-vous en plein dans le milieu de l'après-midi, j'opte donc pour la formule "Belle tout de suite". C'est-à-dire maquillage simple et rapide à faire le matin, à 7h, à peine réveillée, à peine à la bourre... De plus, je ne m'imaginais pas une seule seconde ressortir de la boutique, peinturlurée comme pour une soirée extra mondaine, robe de soie noire et oeil de biche.

Je m'installe donc sur le tabouret, face à mon reflet qui me renvoie une image disons, quelconque de quelqu'un qui tous les matins se mascarate et se crayonne.

Durant l'attente, je me suis rendu compte d'une chose que je n'avais jamais remarqué : contrairement à ce que j'ai l'habitude de dire dans ces magasins "Non merci, je regarde seulement", énormément de dames demandent des conseils aux vendeuses, les monopolisant parfois pendant de looongues minutes, à propos d'un gloss Chanel, d'une crème de jour Clarins ... Jamais je n'avais pensé que les vendeuses de Sephora travaillaient autant.

Bref, ma maquilleuse arrive enfin. On se met d'accord sur les teintes, les produits... C'est parti pour les teintes discrètes : beige, cuivre et marron. Bien sur, ma face se fait l'hôte des produits de bonne qualité au coût élévé...

Mais au bout d'une vingtaine de minutes, ma nouvelle trombine me plait assez, et moi partisane de l'unique trait de crayon sur muqueuse du matin, me découvre un engouement sans borne pour le maquillage plus poussé.

La vendeuse, fidèle aux principes de son métier, m'entraine donc vers les raons plus bon marché de la marque Sephora où je refais de fond en comble ma trousse à maquillage, car oui, je faisais partie de celle qui ne mettais pas de poudre matifiante sur leur fond de teint, qui n'avait jamais compris l'utilité du blush, et qui maniait le fard à paupière de façon à obtenir le même résultat que le sale type qui vous colle un poing dans la face pour vous arracher votre sac (Réellement vécu).

Je ressort donc du magasin, ravie de ma tronche, de mes nouveaux achats, et maintenant au courant que l'ombre à paupière claire se met à l'intérieur de l'oeil et non pas à l'extérieur.


Ma vie changera.