10.11.2009

Numéro 7

Et voilà déja une semaine que je me languis sur les strapontins du métro parisien (ou dans les fauteuil en plein Montmartre, oui messieurs, dames).


Ce week end, la fête des vendanges battait son plein (notez comme l'expression perd de sa force dès lors qu'on la conjugue à un autre temps que le présent) sur les versants de la butte Montmartre. Laissant de côté les dégustations (j'aime pas le vin, plutot, pas encore), je me faufile parmi les badauds de la place Joffrin pour assister au début du défilé des "Confréries". Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant qu'une de ces confréries, spécialisées donc dans le traitement du raisin, de la cueillette à la mise en bouteille, venait de Cherbourg-Octeville ! Il me reste encore tellement de choses à apprendre.
Après les discours des élus, le maire du XVIIIeme, les bonnes figures des "Je suis obligé d'être ici, je suis le maire de Paris" ou de "Je suis obligée d'être ici, je chante "Mon coeur mon amour", mais me voila marraine des vendanges de Montmartre", le défilé se met en branle. Cortège de confréries, mais aussi de fanfarres, d'ensemble de percussionistes, et à la surprise de tous, de vénitiens ! Je n'ai d'ailleurs toujours pas compris le lien qu'il pouvait exister entre ces personnes masquées, enfouis sous l'organza et le tafetas et la vigne parisienne, que quelqu'un m'éclaire.
On gravit donc la butte, par le versant moins touristique de derrière, oubliant de ce fait que l'on se trouve à Paris, sur Montmartre qui plus est. Au détour d'une rue du versant nord, on se retrouve face à face à la vigne de Montmartre, parcelle ridicule, grande comme un jardin, où l'on récolte donc le fameux raisin, qui une fois en bouteille coûtera un bras. Peu importe, le coin est joli. On est loin des grands boulevards, du parvis de Beaubourg ou du quartier latin. La joyeuse fête populaire continue son chemin au rythme des tambours, passe non loin de la place du Tertre pour redescendre devant le Moulin de la Galette et se terminée sur la place des Abbesses.

J'abandonne le cortège, tiraillée entre le désir de voir le défilé jusqu'au bout et celui de remplir mon estomac qui crie famine (Famiiiine !) depuis la rue Lamarck. On avale une omelette sur la place du Tertre, les rats auraient pu nous offrir un verre de vin vu les circonstances, même si je n'aime pas encore ça, c'est l'intention qui compte.

Dimanche aprem', je parcours rapidement le quai de la Loire où se tiennent les Puces du Design. De toutes façons je n'ai pas les moyens de me payer des chaises de jardin en plastique à 4chiffres. Et surtout, je n'en ai pas besoin.
Maintenant, le problème avec le vintage, c'est que c'est tellement tendance que c'est cher, par conséquent, ce n'est plus vintage. Le vintage n'est pas vintage, quand le comprendrez vous ?
Dépitée par les prix des Puces du quai de la Loire, direction les Puces de Clignancourt, nettement plus abordables. Mais je ni besoin d'une paire de Converses, ni d'un sweet Franklin & Marshall et encore moins d'un panier pour chien en cuir du Maroc.
Mais merci quand même pour la ballade dominicale.

1 commentaire:

manon a dit…

je tien juste a preciser que ces paniers pour chiens (comme tu les nommes si bien) sont des poufs c simplement kil ne sont pas vendus remplis... je tenais a rectifier cette grave erreur et par le meme, defendre l'artisanat marocain ki me tien tant a coeur